La pizza pas levée aux poireaux et beaufort

Ayant trouvé une chouette recette de pâte à pizza chez Anne de Papilles & Pupilles, je l’ai mise en pratique avec succès avec crème, sauce tomate, épinards frais et mozzarella. Et c’était tellement bon, et on avait tellement faim, que je n’ai pas pris le temps de photographier la bête. Donc – et aussi parce que 1) le sachet de levure ne tient pas longtemps, 2) sans déconner, c’était vraiment trop bon – j’en ai refait le lendemain.

Ingrédients

Pour la pâte

  • 100g de farine de petit épeautre
  • 125g de farine de froment
  • 2 cs d’huile d’olive
  • de la levure de boulanger (suivez les proportions : moi j’ai mis un demi-sachet)
  • 1 cc de sel

Pour la garniture

  • 2 poireaux
  • un peu de crème fraîche
  • sel
  • poivre
  • un bâton de cannelle
  • beaufort
  • sésame
  • basilic

Modus operandi

Tout d’abord, la pâte. Mélanger dans une jatte tous les ingrédients (en essayant d’éloigner la levure du sel, elle n’aime pas trop). Pétrir. Laisser lever pendant une heure dans un saladier huilé et couvert d’une serviette dans un endroit tempéré.

Pendant ce temps, couper tout fin le poireau, le faire cuire avec un tout petit peu d’eau dans une casserole couverte à feu moyen à doux, avec sel, poivre et cannelle. Quand il est bien tendre, retirer la cannelle, ajouter la crème, le basilic émincé.

Préchauffer le four à 210°C.

Étaler la pâte dans un moule ou bien une plaque avec un peu de farine dessus (par dessus l’éventuel papier sulfurisé). Répartir la crème de poireaux dessus, et déposer de fines tranches de beaufort sur le dessus.

Enfourner pour 15 minutes.


La recette disait de pétrir pendant un bon quart d’heure, et je n’ai pas suivi ce conseil parce que ça s’était bien passé la veille. Et j’ai utilisé de la farine de petit épeautre, qui semble être moins panifiable que le froment. Ce qui peut expliquer que la pâte n’ait pas levée du tout ce soir-là – contrairement à la veille. Donc c’était plus une tarte au goût de levure qu’une pizza, mais c’était quand chouette !

Les multiples vies d’une paupiette de veau

Ah, triste existence que celle d’un morceau de veau fourré de chair à saucisse ! Malmenée en cantine (j’ai des souvenirs de paupiette volante au collège, pour cause de ficelle bien trop résistante pour nos couteaux), boudée en restaurant (trop « familial », peut-être ?), mais pourtant tellement bonne ! Oui, vous allez me dire que « cuisiner une paupiette ce n’est pas cuisiner, parce que c’est déjà fait, hein », mais justement. Là est l’astuce.

On ne fait pas des paupiettes toutes nues à la poêle avec des pâtes à l’eau, chez  moi.

Non. On les mijote, on les cajole, on les abreuve de bons liquides et bonnes chères, et on les mange pendant trois jours.

Première vie

Cuisson tranquille avec vin blanc (un côteau d’Ardèche 2009, très parfumé), poireaux et tomates.

Le vin sur la photo est effectivement le même que dans le faitout. « Parfums oubliés », se nomme-t-il. Je ne les oublierai pas de sitôt, pour ma part :3

Pendant ce temps, l’Amoureux faisait des pommes de terre au four selon une recette adaptée de celle-ci.

Seconde vie

Il y avait huit paupiettes dans le paquet, il en reste désormais quatre, quelques légumes et patates. Mêlons tout ça, et comme ça ne fait plus beaucoup, cuisons un bon paquet de pâtes à côté, et ajoutons-les.

Est-ce fini ? Mais noooon ! Je n’avais pas très faim ce soir-là, et n’ai pas mangé la dernière paupiette. Rebelote le lendemain :

Troisième vie

Cette fois, c’est à coup de courgettes que l’on a rallongé le plat, l’ultime bout de viande coupé en petits morceaux. On a aussi reparfumé un peu au vin et aux épices, parce que les goûts se diluaient…

Et le lendemain, je mettais les tous derniers restes dans ma boîte à bento.

Bilan

  • 8 paupiettes de veau
  • 1 poireau
  • 1 tomate
  • deux à trois verres de vin blanc moelleux
  • 7 pommes de terre moyennes
  • huile d’olive
  • vinaigre balsamique
  • sel
  • 500g de nouilles
  • 2 courgettes

… et près de quatre repas pour deux bons mangeurs !

No-sushi de grison

Je l’ai déjà dit, je suis incapable de me faire un repas simple (sauf si j’ai des pâtes et une sauce toute prête qui me tend ses menottes, genre tomate-aubergine), et donc j’étais partie pour faire du riz. Et pis j’y ai mis deux feuilles de laurier comme d’habitude, et pis tiens j’ai encore du céleri, tchac tchac tchac, et du poireau, tchuc tchuc tchuc, oh et pis un bulbe d’oignon nouveau, tchic snif snif. Servi sur des tranches de viande des grisons *o* , mais pas réussi à enrouler la viande autour, beh tant pis, on présente comme à Top Chef, avec des copeaux de tomme de Savoie et des raisins secs.

Ingrédients

pour une personne

  •     du riz
  •     2 feuilles de laurier
  •     2 branches de céleri
  •     un morceau de poireau, à peu près un quart, dans le vert
  •     le blanc d’un oignon nouveau
  •     4 tranches de viande des grisons
  •     un peu de tomme de Savoie
  •     des raisins secs

Modus operandi

Couper tous les légumes. Mettre dans un faitout le riz et de l’eau froide à raison d’un volume et demi d’eau pour un de riz, sur feu fort. Quand l’eau bout, baisser fortement le feu – dans le cas de plaques électriques, changer éventuellement le plat de plaque -, et ajouter les légumes. Si vous faites ainsi, mélanger votre faitout. Ne plus jamais remuer, ni soulever le couvercle de la casserole ! Mais en fait vous pouvez quand même un peu, pour vérifier l’état de cuisson, hein. Parce que la divination ça ne s’apprend pas comme ça. Quand le riz est cuit, disposer sur une assiette les fines tranches de viande des grisons en les superposant à moitié, placer le riz dessus, puis quelques copeaux de fromage, et pour finir, les raisins secs.

Ça a l’air peu copieux, très grande cûûûisine, mais en fait non, ça cale bien, et les saveurs se mélangent joyeusement. Peut-être qu’un peu plus de fromage, et le-dit fromage mélangé au riz avant de servir pour qu’il fonde un peu, aurait été profitable…

Encore une galette

Un truc tout simple (heum) pour le repas de midi, une galette épaisse, fourrée de plein de bonnes choses.

Pour une personne, ingrédients de la pâte

  • 2 oeufs
  • un demi-yaourt
  • qsp farine (c’est-à-dire quantité suffisante pour faire une pâte fluide, mais pas liquide, plus épaisse que de la pâte à crêpes, par exemple)
  • du sel

A cette pâte, mêler

  • 3 tranches de saucisse de Morteau coupées en tout petits dés
  • une tranche épaisse d’emmental, coupée de semblable manière
  • 4 noix en morceaux

Parallèlement faire cuire un demi-poireau dans un tout petit peu d’huile et un peu d’eau, jusqu’à ce qu’il soit tendre. Dans une petite poêle, faire chauffer une cuillerée d’huile d’olive à feu fort, et y verser la pâte. Quand elle est cuite, ce qui arrive très vite si la poêle est bien chaude, retourner la galette et baisser le feu (personnellement je l’éteins car j’utilise des plaques électriques et que la chaleur résiduelle suffira amplement à finir la cuisson).

Couvrir du poireau fondu, poivrer, faire glisser dans une assiette (pas forcément dans cet ordre).

Bento du vendredi, poireaux et gifflar kanel

Le bento est très à la mode en Europe, ces dernières années. Je n’ai pas pour habitude de suivre la mode =P mais j’aime beaucoup l’idée, et puis j’ai trouvé une bentobako (boite à bento) magnifique, il y a trois-quatre ans : sobre, élégante, pas pioupiou pour un sou, et puis… grande (900mL) ! Étant assez bonne mangeuse, je ne m’imaginais pas emporter une boîte de 500mL : qu’y mettrais-je ? Une cuillère de riz, une saucisse et une fraise ? Très peu pour moi =D

Je posterai de temps en temps le contenu du bento que je me prépare pour le boulot.

Étage du bas (en haut sur la photo) : graine de couscous, fondue de poireaux, une saucisse coupée en deux.

Étage du haut (donc, heum, en bas sur la photo) : une coupelle contenant un gifflar kanel, une autre remplie de fruits séchés, une carotte coupée en tronçons, et du comté.

La graine de couscous, c’est le truc pratique-pour-quand-on-n’a-pas-le-temps (ou qu’on a la flemme) le matin : on balance en pluie au fond de la boîte, on recouvre d’eau bouillante, on couvre, et on prépare le reste en attendant que les grains gonflent. Ne pas oublier de saler !

Les gifflar kanel sont des roulés à la cannelle danois, je les avais achetés chez Ikea (en même temps qu’une boîte de biscuits à l’avoine reliés deux à deux par du chocolat noir, une tuerie *o*). Les fruits séchés ne sont pas des fruits secs, attention ! Ce sont des fruits déshydratés, pommes, poires, melon (*o*), ananas… trouvés à la foire début septembre.

Bento du vendredi 22 octobre 2010