Pizza au potimarron

Ça faisait un bout de temps que j’avais pas posté que j’avais pas fait de pizza, et bin, ça me manquait un peu. Dans le panier de légumes de cette semaine (oué, on achète des paniers surprises en ce moment avec l’Amoureux) il y avait un potimarron <3 . Ce truc est juste une monstruosité de miam, ce goût approchant la châtaigne, cette texture fondante, rhaaah. Hum. Et l’idée saugrenue me vint : et si je mêlais mes deux envies ? Je suis passée par la boucherie (j’aime manger sans viande, mais là, juste pâte et potimarron, je ne le sentais pas), hop, des tranches de jambon (et du pâté en croûte aussi, j’aime bien et la bouchère me donne le talon une fois sur deux), et tout était prêt pour la bataille.

Ingrédients

  • 1 potimarron
  • 2 tranches de jambon
  • crème fraîche
  • gruyère de Savoie Pour la pâte

  • 225g de farine T55

  • 125g d’eau à température ambiante
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 2/3 d’un sachet de levure de boulanger déshydratée
  • 1 cuillère à café de sel

Modus operandi

Laver le potimarron, ne pas le peler, le couper en gros morceaux, en extrayant les graines, et faire cuire. À l’eau, ça prend 10 minutes (et on peut se servir de l’eau résultante pour cuire pâtes ou riz, ou faire une base de soupe), à la vapeur, 20.

Pendant la cuisson, préparer la pâte : tout mélanger, et pétrir. Mais pas trente secondes, hein, dix minutes au moins (faut souffrir pour faire de la pizza). La pâte devient tendre, elle ne colle plus aux mains, elle est souple, ne se déchire pas. Le mieux, c’est de pétrir en l’air, je trouve ça moins fatigant, parce qu’on a une liberté de mouvement. Ensuite, laisser reposer dans une jatte ou un saladier légèrement huilé recouvert d’un torchon pendant au moins une heure à température ambiante.

Couper les morceaux de potimarron en tranches fines. Attention, la peau a tendance à se décoller, couper délicatement.

Quand la pâte est levée, l’étaler sur une plaque ou dans un plat. Déposer un peu de crème, des tranches fines de gruyère, le jambon pas coupé, à plat, et puis disposer le potimarron dessus. Faire cuire 15 à 20 minutes à four chaud (210°C).

Note : j’ai changé le nom du blog, ayé, j’ai trouvé un truc qui me plaît plus ! Ça vous va ?

Gratin de courgettes et ravioles

J’ai déjà parlé des ravioles ici. Et j’ai déjà évoqué le fait qu’elles refroidissent plus vite qu’Usain Bolt ne pulvérise le record du monde de vitesse à pied. J’ai déjà fait mes expériences, notamment une soupe. And now, fillies and gentle coats, je vous présente le gratin !

Très simple, il se compose de courgettes, d’oignons, de ravioles, et de sérac de chèvre. Le sérac, c’est un fromage à base de lactoserum (petit-lait), comme la brousse, le brocciu, ou la recuite – divers noms pour un même fromage, suivant les régions. Pour le sérac, c’est suisse. Et celui que je trouve est fait à partir de petit-lait de chèvre. Et il poutre sa mèrh. Pardon aux chevrettes.

Ce gratin est très simple à faire, quoiqu’un peu long mais ça c’est parce que je suis feignasse, vous allez voir.

Ingrédients

  • une courgette
  • un oignon nouveau
  • 4 plaques de ravioles (ici, au chèvre)(monomaniaque je suis)
  • une demi-boîte de sérac de chèvre
  • un peu d’emmental

Modus operandi

Couper la courgette en rondelles, et émincer l’oignon. Répartir les légumes dans le fond d’un moule à cake (mon choix, malheureux) ou d’un plat à gratin. Enfourner à 180°C, le temps que les courgettes cuisent. Et là, c’est le drame. Malgré 20 à 30 minutes d’attente, mes courgettes n’ont jamais vraiment cuit. Alors, c’est bon, hein, la courgette crue, mais voilà. Donc, si vous voulez refaire la recette, soit vous cuisez les courgettes à la vapeur avant, soit vous faites comme moi mais vous améliorez le truc (et vous venez me dire comment vous avez fait :3). Ensuite, déposer les ravioles en couches, avec du sérac entre chaque couche, et sur la dernière. Moi, ça faisait deux couches. Râper ou couper des fines tranches d’emmental et poser dessus. Enfourner dix minutes.

Tarte carotte, jambon, fromage et romarin

J’ai découvert le blog du Diplodocus il y a quelque temps, et y ai déniché une recette de quiche carotte/thon/feta absolument renversante. Et sa simplicité apparente emmène très vite vers des expérimentations !

J’avais envie de romarin. C’est une herbe dont l’odeur me plaît beaucoup mais je n’ai pas tellement l’occasion de l’utiliser. J’ai voulu moudre les feuilles séchées que j’avais, dans mon nanomixer (celui où il faut appuyer sur le moteur/couvercle pour le faire fonctionner, c’est chouette ce genre de machin), mais c’était trop petit, trop fin, et les lames n’arrivaient pas à grand chose. J’ai donc grossièrement coupé un oignon nouveau que j’ai ajouté dans le mixer, me disant que les morceaux humides entraîneraient le romarin dans leur course. Ça n’a pas été aussi efficace que je le pensais, mais j’ai obtenu une jolie pâte d’oignon au romarin. Et là, le drame. À la base, je voulais parfumer la pâte à tarte avec le romarin. Comment intégrer ça, maintenant ? Je me suis alors souvenue d’un article de Cuisine métisse sur des petites crêpes chinoises aux oignons, faites de pâte fourrée et rabaissée. Hop, essayons ! Relativement simple à faire :

  1. on étale
  2. on dépose le mélange
  3. on replie, et on étale de nouveau Ensuite, on laisse cuire à blanc, et on remplit de ce qu’on veut ! Ici, carottes en rondelles, cuites à la vapeur avant, un peu de jambon, et des restes de tous les fromages que j’aie pu trouver.

Et tadam !

Ingrédients

  • 100g de farine de froment
  • 100g de farine de sarrasin
  • 5 cs d’huile d’olive
  • sel
  • de l’eau (à peu près un verre)
  • deux grosses pincées de romarin
  • 1 oignon nouveau (blanc et vert)
  • 5 carottes
  • 1 tranche de jambon
  • fromages : 1 quart de chèvre frais, un rogaton de grana padano, un de Dent du Chat, et un peu d’emmental en plastique pour le volume
  • 2 œufs
  • 20 cL de crème fraîche

Modus operandi

Éplucher les carottes, les couper en rondelles et les mettre à cuire à la vapeur. Préchauffer le four à 180°C. Mêler farine, huile, sel et eau pour en faire une pâte, et l’étaler. Mixer oignon et romarin, et déposer le mélange sur une moitié de la pâte. Replier la pâte et étaler finement. Déposer dans un moule – à noter que c’est assez fragile, j’ai fait toute la manipulation sur la feuille de cuisson – et laisser cuire à blanc pendant 10 minutes. Hacher le jambon et couper les fromages en petits morceaux. Battre les œufs et ajouter la crème. Sortir le fond de pâte du four, et verser dedans les carottes, puis répartir jambon et fromages. Verser l’appareil (chez moi on dit migaine :3) par dessus, et enfourner 40 minutes.

La galette inmontrable

Aujourd’hui, j’ai cuisiné un monstre. Pas tant par son contenu (courgette, filet de porc, oignon, œufs, farine, yaourt, fromage) ou par sa taille (20 cm de diamètre et une hauteur qui ne devait pas en être loin), mais surtout parce que le résultat final, quoique charmant joyeusement les papilles, a vraiment une sale tête.

(bon, la recette c’est super simple : c’est une galette comme ici, ici et , avec du reste de filet de porc coupé tout petit, une demi-courgette râpée, des épices diverses et du sésame pour faire chic)

La pizza pas levée aux poireaux et beaufort

Ayant trouvé une chouette recette de pâte à pizza chez Anne de Papilles & Pupilles, je l’ai mise en pratique avec succès avec crème, sauce tomate, épinards frais et mozzarella. Et c’était tellement bon, et on avait tellement faim, que je n’ai pas pris le temps de photographier la bête. Donc – et aussi parce que 1) le sachet de levure ne tient pas longtemps, 2) sans déconner, c’était vraiment trop bon – j’en ai refait le lendemain.

Ingrédients

Pour la pâte

  • 100g de farine de petit épeautre
  • 125g de farine de froment
  • 2 cs d’huile d’olive
  • de la levure de boulanger (suivez les proportions : moi j’ai mis un demi-sachet)
  • 1 cc de sel

Pour la garniture

  • 2 poireaux
  • un peu de crème fraîche
  • sel
  • poivre
  • un bâton de cannelle
  • beaufort
  • sésame
  • basilic

Modus operandi

Tout d’abord, la pâte. Mélanger dans une jatte tous les ingrédients (en essayant d’éloigner la levure du sel, elle n’aime pas trop). Pétrir. Laisser lever pendant une heure dans un saladier huilé et couvert d’une serviette dans un endroit tempéré.

Pendant ce temps, couper tout fin le poireau, le faire cuire avec un tout petit peu d’eau dans une casserole couverte à feu moyen à doux, avec sel, poivre et cannelle. Quand il est bien tendre, retirer la cannelle, ajouter la crème, le basilic émincé.

Préchauffer le four à 210°C.

Étaler la pâte dans un moule ou bien une plaque avec un peu de farine dessus (par dessus l’éventuel papier sulfurisé). Répartir la crème de poireaux dessus, et déposer de fines tranches de beaufort sur le dessus.

Enfourner pour 15 minutes.


La recette disait de pétrir pendant un bon quart d’heure, et je n’ai pas suivi ce conseil parce que ça s’était bien passé la veille. Et j’ai utilisé de la farine de petit épeautre, qui semble être moins panifiable que le froment. Ce qui peut expliquer que la pâte n’ait pas levée du tout ce soir-là – contrairement à la veille. Donc c’était plus une tarte au goût de levure qu’une pizza, mais c’était quand chouette !

Bento Starknack

Aaaaah, Starcrash ! C’était du bon nanar, ça, du nanar de qualitay supérieure, avec acteurs qui jouent mal et/ou sont complètement à la ramasse (ou au contraire, tellement dans le personnage qu’ils en deviennent risibles), effets spéciaux toupourris(tm), et scénario, euh, scénario, quoi. Une héroïne pirate de l’espace qui a une combinaison avec cape, un mentor avec des pouvoirs magiques (dessinés à l’oscilloscope), un robot protocolaire (qui a dit « copie de Starwars » ?), un méchant qui ressemble à Méphisto dans La grande vadrouille, un Empereur dépressif, des amazones à moitié nuuuues mais en fait c’est du tissu couleur chair, un prince perdu et retrouvé (joué par David Hasselhoff !), des rebelles qui traversent les vitres en verre de la station spatiale en forme de main de la scène finale ! On ne s’ennuie pas, je vous le dis.

Mais pourquoi parle-je de ce film, que j’ai eu l’occasion de voir au cinéma, eh oui, lors d’une soirée spéciale nanars à Grenoble, un truc mémorable, jamais j’avais vu tant d’agitation dans une salle de cinéma, tout le monde connaissait les dialogues et hurlait « Daviiiiiid » ou « Caroliiiiiine » (Munroe, qui joue l’héroïne), oui, hein, pourquoi ? Ben parce que mon bento contenait une étoile. Rien que ça. Le genre fait avec des saucisses, et je vous prie de croire que c’était bon, et que ça avait la classe.

Ragoût de blettes et riz, étoile de saucisses à gauche. À droite, de haut en bas, des biscuits avoine/chocolat d'Ikea, des mini-champignons de Paris tellement cutes qu'on dirait des meringues, et deux feuilles de choux repliées sur de la vachkiri et de la pâte de saumon.