Crème mystère

Hier soir, j’étais à une assemblée générale – surtout parce que ça allait parler de l’entreprise dans laquelle je travaille :3 et aussi qu’il y aurait à manger après, soyons honnête.

Je n’ai pas été déçue. Le traiteur était un homme charmant, et ses plats, simples, purs, mettant en valeur un à deux ingrédients. Je n’ai pas pris sa  carte, et n’ai pas retenu son nom. Crétine.

La plus grande surprise ce soir-là a été une petite crème pâtissière  « allégée » par de la chantilly avec un goût étrange, très fort, très puissant, que je n’ai pas identifié de suite mais dont j’étais sûre que je le connaissais. Première impression : de la résine de pin. Ensuite, des agrumes, du pamplemousse, quelque chose d’amer. J’ai pensé à du thé aussi, un thé vert, astringent. J’ai bien conscience que ma description ne lui fait grand honneur, mais c’est ce que j’ai ressenti. Un goût désagréable et dans le même temps terriblement bon !

J’ai foncé vers le traiteur, encore sous le choc de cette saveur qui me prenait la langue et dont j’avais le nom au bout du même endroit.

« De la chartreuse verte, mademoiselle. »

C’était donc cela.

J’adore ce genre de moments.

EDIT : un collègue avisé a pris la carte du traiteur. Il s’agit de Jean-Luc Davat, son entreprise s’appelle Le plaisir des sens, mais il n’a pas de site web. Dommage, je l’aurais volontiers linké. Voilà voilà.

Hmff.

Je ne suis pas vraiment satisfaite du nom de ce blog… J’avais envie d’une mascotte mythologique, comme pour mes deux autres blogs (le griffon et le sphinx), le basilic était un bon candidat parce que lié à la cuisine aussi – et cela me va bien. Mais c’est le « tournedos » qui me déplait. En plus ça fait une répétition peu gracieuse de « o ».

(alors oui, ça m’a permis de faire un jeu de mot supplémentaire quant à la nature du basilic en tant qu’animal légendaire, mais ça ne me suffit pas/plus)

Est-ce que de gentils lecteurs avec de bonnes idées pourraient m’en donner ?

Restaurant : La fine fourchette

C’est un petit restaurant tout près de chez moi (tout près = à deux maisons de là =P), nous l’avions déjà testé l’an passé avec mon Amoureux, et on s’est dit « Tiens, et si on ne fêtait pas la St Valentin ? On irait au restaurant, mais *pas *le 14. ». Et comme c’était une bonne idée, on s’y est tenus.

Il n’y a pas un choix énorme, mais tout est très bon, l’accueil sympathique, la décoration très boisée mais pas kitch.

En entrée, j’ai choisi une soupe de poissons. Elle était bien parfumée, brûlante, granuleuse sous la langue, avec une grosse tartine de pain couverte de fromage râpé fondu. Et un brin d’aneth sur le dessus.

L’Amoureux a pris une terrine de marcassin, avec tout un tas de ptits légumes (feuilles d’artichaut, champignons de Paris, roquette…) : une réussite, sur du bon pain.

Puis j’ai continué sur ma lancée marine, avec des noix de St-Jacques poëlées, accompagnées de riz et d’un petit flan au potiron. On attend toujours un peu trop des St-Jacques… (surtout quand on les a goûté dans un certain restaurant de Grenoble) Mais c’était bon, goûteux et sincère.

Et l’Amoureux sur sa lancée terrienne, entrecôte de boeuf ultramoelleuse avec un flan au potiron et un gratin de crozets.

En dessert, vacherin quatre parfums (vanille, citron, framboise, cassis) pour moi : miom. Voire mioum. Enfin, nomnomnom, quoi.

Et en face, un mi-cuit au chocolat, tout aussi nom.

Somme toute, un repas en amoureux fort sympathique – avec des voisins bien marrants, une tablée de dix, l’amicale de boules du village et des supporters/amies/épouses.

Merci à la patronne de m’avoir permis de faire des photos :3

Visite à Valrhona

Les parents de mon amoureux ont la chance d’habiter près de la Boutique Chocolaterie de Valrhona (je ne mets volontairement pas de lien vers le site de Valrhona, il est en flash avec du son, beuh, je n’impose pas ça à mes lecteurs). Enfin, c’est même là où les chocolats sont fabriqués. La classe.

Nous avons donc, sous le fallacieux prétexte d’une ballade (où nous avons croisé des chèvres o), fait un passage dans la boutique, afin de faire le plein – et, soyons honnêtes, s’en mettre plein la panse et les papilles, car cette boutique a une particularité sympathique : on peut goûter. À tout. Les « fèves » de chocolat à faire fondre pour cuisiner, les perles craquantes, les surprenantes boules aux épices, il y a même du chocolat à boire, tout crémeux, chaud, mousseux, servi dans des ptits verres en plastique brûlants par de jolies demoiselles. C’est un système que je trouve très agréable, mais qui, évidemment, ne fonctionne que parce que les gens achètent après coup (oh, bien sûr, on pourrait déguster et se barrer après, on ne nous arrêterait pas, mais… c’est une question de fair-play ;) il faut jouer le jeu). Et après avoir payé, si on jette un œil à son sac, il y a plein de trucs qu’on n’avait pas choisis dedans °O° Oui oui, les hôtesses de caisse rajoutent des tablettes, des carrés et une demi-tonne de mini-chocolats de dégustations. Je ne sais pas comment Valrhona se débrouille financièrement, mais du point de vue client, ces cadeaux de dernière minute, la dégustation et les vendeuses adorables, c’est ce qui fait le « j’y reviendrai », l’affectif qu’on a pour un magasin. Bon, ensuite, c’est assez cher, mais c’est du luxe, hein.

Butin de guerre Valrhona, première prise – de gauche à droite et de haut en bas : un ballotin de bouchées, plein de ptits chocolats individuels, une tablette de noir, des billes Xocopili (sucrées/épicées), des perles craquantes (avec des céréales dedans, mioum), deux fois six carrés « Grand crus » et une demi-tablette de chocolat blanc.

De la photo ci-dessus, nous avions acheté le ballotin, les billes et les perles. Hum.

La même chose, dans un autre angle

Petite parenthèse artistique. Je ne suis pas une très bonne photographe – j’ai encore beaucoup à apprendre. Mais voilà, hein, la photographie au soleil n’a pas que des avantages, quoiqu’on en dise. Certes, on a une lumière naturelle, mais elle tape fort. Voire, elle brûle. Les couleurs, je veux dire. Les chocolats n’ont subi aucun outrage (je le jure). Mais au final, l’image paraît blanche… Ou c’est juste moi qui ne sait pas faire.

Ya ça comme risque, aussi. J’ai eu un chat qui me boulottait mes carrés de chocolat du goûter, depuis je me méfie. Bas les pattes, Pitoune.

C’était le 16 janvier (ouiii j’écris en retard, mais heu, j’ai eu des déménagements – jetez un œil à l’URL, je suis désormais « chez moi », avec mon nom de domaine et tout :3 ), et si le ballotin, les perles et les ptits bâtonnets individuels appartiennent au passé, il reste encore bien de quoi exciter nos sens. Iiik.

Bonus track : les chèvres, croisées au sommet de la montagne que nous avions gravi – l’effort avant le réconfort, heum, bref.

EDIT : il semblerait que pas mal de gens viennent ici en cherchant « visite à Valrhona ». Par égard pour ces égarés :3 voici l’adresse : Route de Valence, 26600 Tain l’Hermitage (et en cliquant dessus, ça mène même vers la page Google Maps correspondante).

*broup*

Permettez que je digère les quelques jours de ripailles et cadalages (oui, j’innove dans l’innovation) éhontés.

En vrac, des sushis pour le 24 (le saumon cru mariné me perdra), un chevreuil mariné aussi mais cuit une bonne demi-journée à four doux, des cartes Magic (hiii un Ensevelissement =3 ), un jeu DS auquel je joue depuis plus d’un an mais maintenant je l’ai en vrai, un beau livre sur la gourmandise dans l’Histoire (plutôt chrétienne), un orgue organoleptique (aha), un ginkgo à torturer…

Et un long week-end en famille bien sympathique (bisouxxxx à mon tit cousin qui se laisse enfin bisouter =3 ).

Oh, by ze way

J’ai goûté tomates séchées et noix de pécan (merci mon Aimé :3).

Beh c’est dommage, en fait. La tomate séchée a un goût tellement puissant qu’elle phagocyte complètement les saveurs subtiles de la noix de pécan. Il faudra retenter avec un plus petit bout (j’avais mis ensemble une demi-tomate et une demi-noix), mais je crains que ça ne change guère…